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         Jacques Collet     

"MusiqueS"... évidemment, le magazine qui fêtera en 2008 sa dixième saison sur LCI...

... mais aussi le fait religieux à travers nos reportages et les débats...

Et désormais, ce blog pour poursuivre nos échanges de critiques et de hourras commencés sur le net...

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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 00:00

 

La nouvelle production de la dernière oeuvre de Richard Wagner, Parsifal, présentée à l'Opéra-Bastille serait une grande réussite, si elle n'était affligée de la laideur des choix "artistiques" du metteur en scène.

Krystoph Warlikovski, efficace homme de théâtre polonais, s'est risqué à un rapprochement pour le moins hasardeux entre le chef d'oeuvre de Wagner et deux films: "Allemagne, année zéro", de Roberto Rossellini (1947) et "2001, une Odyssée de l'espace) de Stanley Kubrick (1968).

"2001..." ouvre la représentation, "Allemagne, année zéro" sert de préambule à l'acte final.

Le public ne manque pas de réagir à ces inepties en protestant avec véhémence au tout début du troisième acte, lorsqu'est projeté l'extrait de film du Rossellini. Cette réaction a ulcéré le Directeur de l'Opéra, Gérard Mortier, qui a déclaré, lors de la répétition générale, que le public présent ce jour-là "était son invité"... et qu'"il devait sortir" de la salle !

Malheureusement, la même intrusion de ces extraits de films n'ayant qu'un rapport peu évident avec l'ouvrage, suscite les mêmes ourvaris lors des autres représentations. Pour la première fois, notre blog vous permet de vivre cet incident... qui semble devenir la marque de fabrique de Gérard Mortier...

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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /Jan /2008 00:00

LES PECHEURS DE PERLES DANS LEUR CADRE ORIGINEL,

AU SRI LANKA

Georges Bizet, grand compositeur du XIX° siècle est, sans le savoir l'artiste français le plus connu, gràce à la notoriété, au succès planétaires de "Carmen", l'opéra le plus populaire au monde !

La France des années 1860 était passionnée par les terres qu'elles découvraient à cette époque.  L' expansion du voyage, la soif de découvertes contribuèrent pour beaucoup à la quète que tous les arts : littérature, peinture musique... menaient hors de nos frontières. Un certain goût pour l' orientalisme fit découvrir la beauté des déserts, le charme envoutant des femmes arabes (gràce aux peintures et portraits de Delacroix, Horace Vernet ou Chassériau) - pour ne citer qu'eux - en même temps que Camille Saens faisait entendre sa superbe perception de "son" Orient musical.

Quant à Bizet, il situa l'histoire charmante des Pêcheurs de Perles dans une contrée qui le faisait rêver : Ceylan. Cette île aux charmes pleins de sortilège servit de cadre à l'histoire un peu compliquée dont le thème principal est le pardon, la magnanimité, grands sentiments alors très en vogue.

Jamais pourtant, Ceylan redevenue Sri Lanka au lendemain de l'indépendance d'avec le Royaume Uni, n'avait vu "Les Pêcheurs de Perles". Un homme d'affaire français, Francis Warcziarg, vivant en Inde depuis 1970 (et père d'une charmante cantatrice) s'est laissé tenter par l'entreprise : monter un opéra vantant Sri Lanka aux yeux des Sri Lankais, chez eux.

Ce reportage de "MusiqueS" (le magazine qui fête ses dix ans de présence à l'antenne de LCI) raconte cette belle histoire.

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Samedi 15 décembre 2007 6 15 /12 /Déc /2007 00:00

MECENAT MUSICAL SOCIETE GENERALE : VINGT ANS APRES ...

Depuis 1987, une grande banque française développe un ensemble d'actions remarquables dans le but d'aider tout ce qui contribue au fait musical en France.

Il y a donc vingt ans, la Société Générale,  alors présidée par Marc Viennot, décidait de créer une fondation, MMSG, autrement dit :                                 Mécénat Musical Société Générale,                                                                         dont l'objectif consisterait à soutenir cette musique dite "classique". Quand on sait ce que terme contient parfois de préjugés ou d'ignorance, on en aprécie que mieux l'action de ce mécène. But : faire sortir cette forme d'art, du cercle d'incompréhension qui, en France,  la pénalisait et contribuait à son relatif isolement ...

A titre d'illustration de cette action, voici dans "MusiqueS", trois exemples de ce soutien pratiqué par MMSG :

-   ACCENTUS, un choeur de très haut niveau, ayant acquis une reconnaissance internationale, conduit par son Directeur musical Laurence EQUILBEY ne pourrait exister ,

- un violoncelliste parmi les plus prometteurs de sa génération, Jean-Guihen QUEYRAS ne pourrait jouer un instrument d'exception, un "Gioffredo Cappa" de 1696, comme celui dont il dispose depuis deux ans. C'est évidemment la Fondation MMSG qui en a fait l'acquisition ...

- un orchestre, LA CHAMBRE HARMONIQUE conduit par Emmanuel KRIVINE qui a la particularité de jouer sur instruments anciens ne pourrait le faire sans le soutien matériel de MMSG.

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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /Déc /2007 00:00

L'ORCHESTRE DE PARIS A L' AGE DE LA MATURITE

 

La France des années soixante, sur laquelle régnait la personnalité tutélaire du Général de Gaulle avait de grandes ambitions culturelles.

Création des maisons de la Culture, refondation d'un nouvel orchestre, succédant à l'Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire, (vieux en 1967 de plus de cent quarante ans), telles étaient les mesures-phare de ce tout nouveau Ministère des Affaires Culturelles confié à une grande figure, André Malraux.

Depuis quelques semaines, l'Orchestre de Paris a donc quarante ans. Autrement dit, l'âge de la maturité pour une phalange de réputation internationale.

Cet anniversaire, "MusiqueS" l'a célébré avec les musiciens de l'Orchestre de Paris pendant leur tournée en Extrème-Orient, et notamment avec ceux d'entre eux qui pouvaient témoigner des heures extraordinaires qu'ils avaient vécues en cette fin d'année 1967. Jusqu'à la fin de cette tournée, six d'entre eux comptaient parmi ces témoins privilégiés.

Deux semaines après son retour de Séoul, l'un d'eux, percussionniste, a prix sa retraite. Ils sont donc trois à  apporter par leurs souvenirs, leur vécu, un éclairage touchant, ému, admiratif pour les "patrons" avec qui ils ont travaillé.

Une sincère impression de bonheur émane de ces évocations... La symphonie "Fantastique" de Berlioz accompagne leurs anecdotes, caractéristiques de ce temps où la France s'inventaient de nouvelles raisons de rayonner.

Quant à la figure légendaire de Charles Munch, le premier Directeur musical du tout nouvel orchestre, elle plane en permanence sur cette page d'histoire.

 

 

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Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /Nov /2007 00:00

AIMI KOBAYASHI, PIANISTE : L' ENFANCE DE L'ART 

Une fée s'est penchée sur son berceau. Le 23 Septembre 1995 naissait, dans le sud du Japon, une enfant pas comme les autres :  Aimi Kobayashi.

Issue d'une famille modeste, dans laquelle on ne trouve aucun musicien, la petite Aimi que ses parents veulent guérir de sa timidité, s'essaie d'abord à la danse, aux arts martiaux. Sans conviction...

Et lorsqu'elle a trois ans, miracle: elle découvre l'instrument-roi. Très vite les possibilités de cette enfant hyper-douée arrivent aux oreilles d'une association de professeurs de piano japonais.

Parmi eux, une pédagogue exemplaire, Yuko Ninomiya, elle-même ancienne diplomée de la très prestigieuse Julliard School de New York. Madame Ninomiya prend Aimi sous son aile. Et très vite, le professeur, bluffé par les capacités de l'enfant qui vit à plus de mille kilomètres de la capitale, prend en charge sur ses deniers, deux allers-retours chaque mois, afin que le petit prodige puisse travailler sérieusement, chez elle, trois jours durant, à Tokyo.

Nous avons découvert Aimi lors d'un concert organisé à Carnegie Hall à New York en 2005 par une autre association de professeurs qui traquent les futurs grands talents. Depuis, subjugués nous aussi, nous en sommes à notre quatrième reportage sur cette merveilleuse artiste en herbe.

Dernier en date - le tournage s'est déroulé début Novembre dans le gigantesque auditorium de la NHK à Tokyo - une audition d'Aimi par le Maestro Christoph Eschenbach, lui même grand pianiste et Directeur musical de l'Orchestre de Paris. La triomphale tournée de l'Orchestre en Extrème-Orient nous a permis de provoquer cette rencontre, aussi impressionnante qu'attendrissante.

Nous lui consacrons la totalité de l'édition de cette semaine.

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Samedi 17 novembre 2007 6 17 /11 /Nov /2007 00:00

CHINE, TAIWAN, JAPON ET COREE

SOUS LE CHARME DE L'ORCHESTRE DE PARIS

Pour la onzième fois depuis 1970, l'Orchestre de Paris a fait un triomphe devant ces publics qui lui sont acquis depuis toujours. Car c'est bien en Chine - sans oublier Taïwan - Japon et Corée que l'on apprend le plus intensément à découvrir, à connaître, à aimer mais aussi à enseigner, interprêter le patrimoine musical européen.

Ravel, Berlioz, mais aussi Beethoven, Mozart, Dvoràk, Brahms, Tchaïkowsky, Stravinsky, Mahler... et pour les "bis",  Bach, Glinka, Wagner ont ravi les foules, trois semaines durant.

 

Dirigée par le maestro Christoph Eschenbach la centaine de musiciens a, partout,  fait salles combles :  Pékin, Shanghaï, Taïwan, Kyoto, Tokyo, Kitakyushu et Séoul ont vibré d'enthousiasme.

 

A l'Orchestre il convient de rajouter les solistes :

- Lang Lang, flambloyant pianiste chinois, dans les premier et quatrième concertos de Beethoven,  

- seul bémol de cette tournée, le violoncelliste coréen  Sung-Won Yang a déçu les musiciens français ... mais pas le public coréen dans une très... perfectible interprêtation du Concerto de Dvorak,

- quant à l'aristocratique violoniste japonaise Akiko Suwanai, elle a magistralement interprêté le concerto de Tchaïkovsky.

Bref, un souffle de passion musicale a passé sur cette Asie, si lointaine et si proche !

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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /Oct /2007 00:00

 Etoile à vingt-six ans : Emilie Cozette

Il fut un temps où l'avis du directeur général de l'Opéra de Paris était déterminant, indispensable, à la nommination au titre d'étoile, dans la prestigieuse compagnie du corps de ballet de l'Opéra.

En d'autre terme, avant l'arrivée aux manettes de cette maison unique au monde, de son actuel intendant, le prédecesseur de celui-ci,  Hugues Gall était l'incontournable décisionnaire qui faisait - ou ne faisait pas - accéder tel ou telle au titre magique. Monsieur Gall avait son idée bien arrêtée, avec tout ce qu'elle comportait de judicieux, de fin, de pertinent... et de moins compréhensible : la nommination de tel ou telle que ne comprenait pas la critique la plus aguerrie, mais aussi, l'absence de nommination d'un excellent Wilfried Romoli, ou l'interminable délai nécessaire à la reconnaissance d'une évidence nommée Marie-Agnès Gillot, pour ne citer que ces exemples...

Le pouvoir et le mérite de Brigitte Lefebvre auront, entre autre, consisté à réparer quelques injustices : Romoli, déjà cité, ou Delphine Moussin... Il en est d'autres aujourd'hui qui piaffent, enragent à juste titre, devant l'oubli, cruel, humiliant dont ils peuvent s'estimer victimes... Mais on touche là à l'exercice d'un art, d'une discipline sans équivalent, ou le destin d'une carrière se joue de cette manière, aussi implacable... qu'arbitraire.

De ce titres, les Russes, grands rivaux en la matière, disent "Prima Ballerina"...  nos amis italiens en rajoutent en précisant : "Assoluta" , tant cette distinction, si enviée, (objet de tant d'efforts, de sacrifices, de douleurs physiques, très librement endurés par tous les postulants qui constituent un corps de ballet), consacre, magnifie, promeut, porte au ciel...  l'heureux - ou l'heureuse -nouveau (elle) élu (e) ...

Depuis septembre 2004, la Directrice de la Danse,  Brigitte Lefebvre exerce seule ce droit, souverain, régalien... Tout simplement, parce que son patron, insensible à cet art - uniquement préoccupé qu'il est, de trouver des metteurs en scène qui "dépoussièrent" ce répertoire lyrique, qu'il juge trop bourgeois, trop englué "dans la chocolaterie, l'insupportable confiserie" qui, à ses yeux, "le ringardisent définitivement" - lui a confié les clés de la maison "Danse".

Alors, Madame Lefebvre, avec l'autorité, la qualité de jugement, le discernement, mais aussi le goût de l'oukaze  qu'on lui connaît, décide, propose à son boss-qui-dit-"oui", la nommination de l'une, de l'autre. ..

Heureuse bénéficiaire de la dernière promotion en date, la ravissante, la gracile, la très jeune (26 ans) Emilie Cozette. Pour l'anecdote: en 2002, "MusiqueS" accompagnait le Ballet dans sa tournée au Brésil. Une observation juste, sans parti pris des jeunes éléments du corps de ballet, quelques conversations avec bon nombre d'entre eux, nous avait fait préssentir l'ascension prévisible de la belle Emilie. Cette intuition fut confirmée, peu de temps après, par l'attribution à l'intéressée du Grand Prix de l'AROP, signe annonciateur de... (?). 

Bienvenue donc, à la petite nouvelle dans le club très fermé de ces astres, solistes de rêve, à la durée de vie si précisément limitée...

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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /Oct /2007 00:00

Révolutionnaire et romantique :

Sir John Eliott Gardiner

Terriblement british, cet homme, (parfait francophone parce que sincèrement francophile), est un chef comme le Royaume Uni n'en compte pas beaucoup. Grand expert de Berlioz, amateur assumé de la race de bovins de Sallers, ce chef est aussi et surtout un authentique paysan, au sens le plus noble du terme. Son goût pour la vie dans cette admirable campagne du Dorset où il est né, le poursuit depuis l'enfance, depuis cette heure où son père lui enseigna l'art de cultiver son jardin... avant de lui consentir du bout des lèvres, le droit de faire ce qui lui plaisait par dessus tout : diriger un orchestre baroque, diriger des interprêtes dans un opéra de Rameau, "monté", mis en scène par sa mère dans le parc à la beauté si délicate de la maison familiale... Bref, de le sacrifier définitivement à Claudio Monteverdi, à Bach, à Rameau, mais aussi à Berlioz, et aujourd'hui à Brahms...

Qui s'en plaindra ?

 

 

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Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 00:00

MALIKA BELLARIBI LE MOAL,

CANTATRICE ATYPIQUE...

La vie de cette femme est un roman. Née de parents immigrés venus de l'ouest algérien, la petite Malika aurait été une "beurette" comme les autres si le terme avait existé à l'époque, et si de surcroît, un destin cruel n'allait alors changer la trajectoire de sa vie. Enfant, elle est fauchée par une voiture. Elle en réchappe par miracle au terme d'un traitement aussi long qu'éprouvant...

Paradoxalement, cet accident décide de l'orientation de sa vie. Compte tenu de son état, elle est confiée à une institution tenue par des religieuses. Et là, la petite fille née à Nanterre, dans une cité, découvre un autre monde, fait d'attention, d'éducation, de savoir, et même - luxe suprême - de culture... au sens le plus noble du terme.

C'est décidé : une fois découverte sa belle voix de mezzo-soprano, elle deviendra cantatrice !

La création de "Carmen-citoyenne" qui démarre dans la petite salle du Café de la Danse, à deux pas de l'opéra-Bastille, est une nouvelle fois le prétexte à rassembler pour cette étonnante production, toutes celles et ceux, venus de "sa" banlieue, qui font chorus autour de cette femme aussi généreuse que dynamique.

"Carmen-citoyenne" est un raccourci de l'opéra : une heure quarante au lieu des trois heures de l'oeuvre originelle. La troupe est amateur, ce qui rajoute au caractère émouvant de cette entreprise.

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Dans cette édition, vous découvrirez également quelques cd formidables :

- Le trio Joubran, trois musiciens palestiniens aux rythmes sidérants (distribution Harmonia Mundi)

- Les Quatre Saisons de Vivaldi par l'énergique - et belle - Sarah Chang (EMI Classics)

- Kate Royal, superbe soprano britannique dans un medley, du folk song à Debussy (EMI Classics)

- Keith Jarrett, en trio (avec les mêmes évidemment) à Montreux en 2001... (ECM).

- enfin, un étonnant DVD : Taraf de Haïdouks. Un groupe de roms, fous de musique à la joie de vivre contagieuse !

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Nouveau et TRES intéressant:

 

Le futur directeur musical de l'Orchestre National de France, le chef italien Daniele GATTI. Il a passé une sorte d'examen de passage, jeudi soir au TCE, avec la célèbre formation de Radio-France.

Le concerto pour violon de Bela Bartok avec en soliste Laurent KORCIA, Notations VII de Pierre Boulez, et surtout un "Sacre du Printemps" absolument époustouflant d'Igor Stravinsky, qu'il a dirigé sans partition, à un train délicieusement infernal. La claque qui n'en finissait plus a témoigné de l'accueil que le public français lui réserve désormais. Nous ferons le portrait de Daniele GATTI... dès que cela sera possible. Il prendra ses fonctions au début de la saison prochaine.  

 

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Vendredi 12 octobre 2007 5 12 /10 /Oct /2007 00:00

ZHU XIAO-MEI

Comme beaucoup d'artistes et d'intellectuels, Zhu Xiao-Mei, issue d'une famille de la bourgeoisie de Shanghaï a connu l'horreur de la révolution culturelle.

A l'âge de dix-neuf ans, elle est envoyée en camp, univers qui, pensait-elle allait la rééduquer, elle, la privilégiée de la ville qui ignorait tout de la réalité de la condition paysanne. Evidemment, elle déchanta bien vite, lorsqu'elle réalisa dans quel cimetière de l'esprit on venait de la jeter, si loin des siens, des livres, des partitions, de son piano surtout, à la frontière - glaciale - avec la Mongolie...

Dans l'entretien que cette femme, touchante d'humanité, nous a accordé à l'occasion de la sortie de son livre "La rivière et son secret", elle raconte avec ses mots, si simples et si lourds en même temps, ce que fut cet enfer et les conditions dans lesquelles elle a fini par en sortir.

La parution de ce livre coincide avec celle de l'excellent enregistrement qu'elle vient de faire chez "Mirare", des Variations Goldberg, de Jean-Sebastien Bach.

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